Les Enfants de Peakwood / Rob Marty

Format: Papier

Edition: ScriNeo

Genre: Urban Fantasy, thriller, horreur

Catégorie: Jeunesse/ Young Adulte

Pages: 384

Prix: 20.00€

Résumé: Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D’où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler…

Félicitations, la mort vous offre une seconde chance…

Prix des Halliennales 2016

Prix littéraire des chroniqueurs web 2016 Prix littéraire des chroniqueurs web 2016

Finaliste pour le Prix des Imaginales des Lycéens 2017

 

Avis:

Une des meilleures lectures de ce début d’année 2017! Une vraie surprise puisque je m’attendais à un ouvrage concernant une banale histoire de fantôme mais j’étais complètement à coté de la plaque.

 

Le tragique accident qui a traumatisé la communauté de Peackwwod, dix ans auparavant, semble finalement vouloir revivre pour mieux en finir. En tant que lecteur, nous assistons impuissants à un phénomène qui dépasse le genre humain et conserve une dent contre lui. Petit à petit le mal se répand dans une communauté que l’on aime.

L’auteur détaille son histoire en 5 étapes parsemées de chapitres qui ne lassent jamais. Le suspens, l’horreur et la tension sont au rendez-vous tout en conservant des instants de bonheur et d’espoir. Le dosage est subtil et bien que certaines confusions entre les personnages soient innévitables, en raison d’une plume trop pressée, on prend très vite ses repaires.

Si vous vous attendez à des fantômes ou des zombies ou même des démons comme le laisse supposer la couverture, sachez que c’est bien plus subtile que ça. Rob Marty explore et use du folklore américain à la manière d’un Stephen King ! L’ambiance est le plus gros point fort de ce roman et colle parfaitement avec ce que l’auteur cherche à nous faire ressentir. J’ai particulièrement apprécié les personnages de Chayton, Nora et Tom bien évidemment. Le monde moderne est justement décris. Ici pas d’adolescents caricaturaux ni d’adultes trop parfaits. Les clichés des petites villes américaines nous sont épargnés et nous découvrons un récit au travers de protagonistes très vraisemblables.

Frissons garantis!

En bref!

Ce que j’ai aimé: Le huit clos et le traitement des légendes américaines. Le suspens qui nous pousse à toujours tourner les pages. L’ambiance très Stephen King qui se dégage de ce roman.

Ce que j’ai peu aimé: Peut-être parfois trop de rapitdité ce qui rend l’appropriation des personnages confuse.

 

Ma note : 9/10

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Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers / Benjamin Alire Saenz

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Format: Papier

Édition : Pocket Jeunesse

Genre: Psychologie, vie, romance (trop de thèmes haha)

Catégorie: Jeunesse

Pages: 368

Prix: 17.90 €

Résumé: Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Avis: Il y a des livres qui vous marquent. Des livres que vous fermez en soupirant d’aise et que vous espérez relire un jour. Celui-ci en fait définitivement partie ! 

Décrivant avec une justesse prenante le passage de l’adolescence à l’âge adulte, l’auteur nous présente deux garçons que tout oppose. Aristote broie du noir, il parle peu, mais il agit vite. Dante lui est bavard, optimiste mais fragile. Aristote est dans une phase de rébellion où il dénigre tout et je me suis beaucoup identifiée à ce personnage qui correspond à mon affrontement de l’adolescence. Ses crises ne sont pas lassantes car l’auteur y apporte toujours une part de philosophie. Dante lui est également très plaisant et passionnant.

Ce qui est parfait dans cet ouvrage c’est la présentation d’une naissance d’un phénomène dans ce qu’une société juge injustement anormale: l’inclination sexuelle. Les familles sont simples et réalistes pour une fois. Les questionnements des deux garçons sont touchants aussi et on aimerait pouvoir les aider mais on apprécie aussi de les voir découvrir les secrets de la vie par eux-mêmes. Si Dante comprend très vite quel chemin qu’il va prendre, Aristote nie beaucoup de choses. Bien qu’on se doute de beaucoup de choses, on hésite à savoir comment cela va se terminer. Les adolescents étant eux même un peu perdus. L’un niant, l’autre poussant.

La plume de l’auteur est elle aussi un régal. Parsemée de dialogues courts, chacun des chapitres me sont allés droit au cœur. Ici, pas de chichi, pas de descriptions longues, on va droit au but tout en mettant en place un rythme passif.

Touchée par l’histoire, je ne peux que vous conseiller cet ouvrage qui est pour moi une petite perle. J’apprécie également beaucoup qu’un livre aussi direct sur la rébellion, la bagarre, l’inclination sexuelle etc soit publié pour les adolescents pour qui on évite habituellement ça sans que cela soit justifié.

En bref!

Ce que j’ai aimé: La plume de l’auteur, les deux protagonistes et leurs jeux d’adolescents, la réflexion et la philosophie qui s’en dégage

Ce que j’ai peu aimé: Rien ^^

 

Ma note 9.5/10

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Fangirl / Rainbow Rowell

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Format: Papier

Édition : Castelmore

Genre: Romance

Catégorie: Jeunesse

Pages: 416

Prix: Plus édité (mais trouvable d’occasion ou sur Kindle)

Résumé: Cath et Wren sont des jumelles inséparables. Fans de Simon Snow, elles passent leur temps sur les forums consacrés à l’auteur. Mais la passion de Cath a tellement pris le pas sur sa vie que Wren lui annonce l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. L’une est prête à renoncer à ses rêves pour profiter dignement des joies de la vie estudiantine. L’autre est soudain projetée dans un univers hostile dans lequel tout le monde ses profs, sa famille et sa colocataire méprise la fanfiction. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d’un obsédé de la littérature…

Avis: Tout est fait dans ce livre pour me plaire. En tout cas, on me l’avait vendu ainsi…

Cath, passionnée de littérature, de fanfiction mais aussi de romance gay, écrit sa propre version de Simon Snow, un Harry Potter d’une autre sorte, en poussant deux protagonistes opposés à s’aimer. Elle ne vit qu’au travers de ce duo fictif pour échapper un peu plus à une réalité sociale qui ne lui convient pas.

Ici Rainbow la pousse à aller au delà de ses ressentiments et à grandir, non pas en reniant sa passion, mais en la faisant mûrir avec elle. Ce choix est pour moi respectueux et judicieux. Tout ça me ressemble beaucoup ^_^

Pourquoi alors n’ai-je pas plus que ça accroché au personnage de Cath? Tout d’abord parce que malgré les efforts de l’autrice, Cath est un cliché de nerds renfermée sur elle, incapable de pouvoir soutenir une conversation normale. Sa sœur elle, épanouie, est le cliché de l’étudiante fêtarde et irresponsable… Bref, beaucoup trop de « clichés »…

Les passions de Cath auraient pu me pousser à me l’approprier mais étonnement je me suis sentie beaucoup plus en symbiose avec Lévi, le jeune homme un peu fou de l’histoire. Il apporte clairement selon moi la touche d’humour, de passion et de questionnement que nécessite le livre. La colocataire de Cath aussi est un personnage plus intéressant qu’elle parfois.

Dommage qu’aux moments les plus forts, que ce soit dans la fanfiction de Cath (dont on peut lire des passages et que j’ai beaucoup appréciée) ou dans les scènes de romance, Rainbow coupe tout pour passer à autre chose. Je me questionne, est-ce une possible censure de l’éditeur qui l’a poussé à faire ainsi? Ou bien est-ce que l’auteur veut nous conduire à imaginer nous-même tout ça à l’instar de Cath et de ses fanfiction? Si la solution est la dernière, elle est maladroitement amenée. Ces « stops » sont tels des coups de couteaux dans des passages très prenants.

Ce roman me perturbe donc un peu. C’est comme une pâtisserie où tous les ingrédients sont bons mais qui ne laisse pas un goût succulent en bouche. Fangirl se lit vite et bien. Rainbow sait jouer avec les lenteurs et la découverte progressive pour augmenter l’intérêt mais voilà, le coup de foudre n’est pas là. Sans Lévi et leur romance il n’y aurait eu aucun piquant.

En bref!

Ce que j’ai aimé: Lévi et son sourire, les passages de la fanfiction, le développement de l’histoire qui prend son temps et fait monter la pression.

Ce que j’ai peu aimé: Les découpes sauvages, Cath et son « -laissez moi mourir seule ».

 

Ma note: 7/10

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Carnaval / Ray Celestin

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Format: Papier

Édition : Poche (collection 10/18 Grand Détective)

Genre: Policier

Catégorie: Adulte

Pages: 528

Prix: 8.80 €

 

Résumé: Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Avis: Tout d’abord, merci Rat des Books pour ce prêt ❤

Cette histoire, ou plutôt ces histoires, nous plongent dans la fantasmagorique Nouvelle Orléan. Terre de refuge et de haine, cette ancienne colonie où se croisent créoles, noirs, italiens, espagnols et irlandais, regroupe toutes les tentions d’un monde sous pression où la guerre, la mafia et la prohibition vont de pair avec le jazz et la fête.

Le choix scénaristique est simple: des enquêteurs, des raisons, un seul but: trouver le meurtrier. Il s’agit d’un tueur à la hache qui frappe ses victimes avec un doigté mortel. Sans jamais le rencontrer ou imaginer qui il peut être, on souhaite pourtant le voir derrière les barreaux.

Si l’ambiance de ce milieu et de son époque sont parfaitement retranscris, je dois dire que la confusion m’a tout de même gagnée au niveau de l’enquête. Le schéma répétitif des points de vue alternés se suit plutôt bien jusqu’au dernier tiers du livre où j’ai, hélas, commencé à ne plus trop me souvenir de tout ce que je m’efforçais de retenir jusque là.

La conclusion de l’enquête est aussi trop rapide. Toutes ces émotions, toutes ces souffrances, toutes ces épreuves que nous vivons avec les personnages… Tout ça pour… Ca! Je m’attendais à quelque chose de plus fou, à plus d’action et peut-être un rôle plus grand pour l’ouragan…

En parallèle je n’ai pas beaucoup accroché aux personnages. Michael m’a inspiré de la pitié et c’était, avec Lucas, celui pour lequel j’ai eu le plus d’inclination. Ida ne m’a fait ni chaud ni froid. Le personnage est d’ailleurs selon moi le moins bien traité comme si l’auteur s’était efforcé de la mettre là pour ajouter une touche de féminité à l’histoire. Pourquoi prendre autant de risque? Ses raisons sembles incertaines et sa façon de procéder beaucoup trop hasardeuse contrairement aux autres.

ps: un second volet est en préparation et nous baignera dans Chicago… Je vais tout de même y réfléchir. ^-^

En bref!

Ce que j’ai aimé: L’ambiance de la Nouvelle Orléan. Le croisement des différents points de vu, la relation entre Lucas et Michael

Ce que j’ai peu aimé: La fin trop précipitée, la confusion difficile à éviter, le personnage d’Ida.

Ma note: 5/10

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Sortilège / Alex Flinn

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Format: Papier

Édition : Hachette roman

Genre: Fantastique

Catégorie: Jeunesse

Pages: 331

Prix: Occasion (plus édité)

Résumé: Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon…
Ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein coeur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.

L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Avis: On connait tous le conte de la Belle et la Bête et pourtant le livre fait preuve d’une grande originalité.
Comment? Tout simplement parce que l’auteur ne se positionne pas du coté de la jeune fille mais de celui du  jeune homme cette-fois! Le héros, ou l’anti-héros, de cette histoire est Kyle, notre tête à claque riche et pompeuse qui va devenir une bête à cause de son égoïsme.

Je dois dire que c’est l’aspect le plus attrayant du livre. J’ai au départ été surprise car je pensais que l’ouvrage se concentrerait sur les deux personnages jusqu’à leur chassé croisé mais non, le roman est à la première personne jusqu’au bout.  On nous présente un Kyle avant, pendant et après sa transformation. Ce jeune homme évolue d’une manière très intéressante. La mutation de ses sentiments et de son comportement est très bien dosée et nous fait tantôt détester ce personnage tantôt avoir de la pitié pour lui.

Je n’ai cependant pas eu le même engouement pour la jeune fille. Elle est évasivement dépeinte. La demoiselle a le mérite d’avoir une histoire profonde avec son père drogué qui pourtant n’a été que survolée par l’auteur ce qui facilite un peu trop le tout. C’est selon moi un faux pas car la romance n’en aurait été que plus belle si elle avait été plus complexe. 

Ainsi si Kyle est parfait dans son évolution psychologique l’héroïne, elle, change trop rapidement sans que je n’arrive à savoir pourquoi.

Pour l’environnement, Alex a disposé autour de Kyle un monde moderne et très logique. Certains passages (notamment ceux du net que j’ai beaucoup appréciés) m’ont fait sourire. J’ai aimé cet esprit logique. A notre époque comment serait considérée une bête? Que feraient les parents (car les héros sont au lycée) et les autorités? Qui accepterait de travailler pour un monstre? Tout cela en suivant le dénouement classique du conte.

En bref!

Ce que j’ai aimé: Découvrir l’histoire du point de vu de la bête, l’imprégnation dans le monde contemporain, l’évolution de kyle

Ce que j’ai peu aimé: Le personnage de l’héroïne, certaines facilités quant à leur romance.

PS: Je déconseille le film 0_0

Ma note 7/10

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Miss Peregrine et les enfants particuliers : La Bibliothèque des âmes / Ransom Riggs

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Format: Papier 

Edition :Bayard Jeunesse

Genre: Fantastique

Catégorie: Jeunesse

Pages: 592

Prix: 17.90 €

Résumé: Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité. Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l’ennemi a bien établi son QG dans l’Arpent, derrière les murs d’une forteresse imprenable…

Avis: Nous retrouvons Jacob à l’endroit où nous l’avions laissé: plus que jamais livré à lui-même, à la tête d’un groupe de fortune, dans une situation complètement terrifiante.

Jacob, Emma et leur chien parlant sont dans un Londres moderne, enfin! Mais ils sont loin d’être en sécurité pour autant. La situation est pire que jamais et Jacob, qui a pris l’habitude d’être mené, doit maintenant diriger un groupe au travers des dangers.

J’ai adoré découvrir des pans de la société des particuliers que l’auteur nous avait jusqu’à présent cachée. On découvre ce que font les particuliers qui n’ont pas accès à la protection des Ombrumes et comment ils s’organisent. La perfection de ce monde s’ecroule, alors qu’elle avait deja été égratignée. On apprend aussi comment l’ennemi a pu en arriver jusqu’à ces actions contre lesquelles se battent nos héros. Il apparait alors plus rusé que jamais.

Ce tome est une pelote de laine qui se défile en douceur. Les certitudes que l’on a érigées lors de nos lectures précédentes s’effondrent peu à peu. J’ai adoré ça car dans la plupart des littératures jeunesse le but est fixé dès le départ or ici l’auteur nous cache bien des choses jusqu’au bout.

J’ai également eu un gros coup de cœur pour le filou personnage de Sharon. Claud aussi. Il devient un méchant, un vrai, un fou qui fait froid dans le dos et que le lecteur ne peut que détester.

Le reste des troupes ennemies n’est pas aussi facile à cerner surtout les Estres. Le doute est parfait. Ransom fait hésiter le lecteur et on ne sait jamais si on a le droit de se sentir magnanime ou non. C’est à chacun de juger.

Petites déceptions cependant. 

La première est cet arrière goût « forcé » que m’ont laissé les photographies. Jusque là elles appuyaient le récit et le rendaient magique mais ici nombre d’entre elles semblent avoir été mises là pour aider l’auteur à prolonger l’histoire. Une sorte d’excuse plutôt qu’une illustration.

Même doute concernant une partie du livre où l’action ne fait que se dérouler. Pendant un long moment l’auteur se perd dans la description de l’horreur et même si ce passage est nécessaire pour se rapprocher d’Emma, j’ai eu des instants de lassitude. C’est dur, c’est glauque, c’est sale… On a compris!

De même si l’auteur peut-être subtil, à certains moments tout est trop facile. Cependant je lui pardonne vite car nos personnages en ont trop bavé et ils méritent un peu d’aisance…….. Jusqu’aux dernières pages!

En bref!

Ce que j’ai aimé: L’évolution de Jacob, la vérité dévoilée, le développement profond et troublant de la société des particuliers.

Ce que j’ai peu aimé: Les photos trop inutiles, les longueurs, le combat final trop prévisible mais tout de même haletant.

Ma Note: 7/10

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Vipère au poing / Hervé Bazin

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Format: Papier

Pages: 255

Prix: 4.60 €

Genre: Comédie Dramatique

Edition: Edition de Poche

Résumé: 

Durant l’été 1922, Jean et Ferdinand sont élevés par leur grand-mère paternelle dans le château familial de la Belle-Angerie, dans la région de Segré, au nord d’Angers. Le décès de leur grand-mère oblige leurs parents, Jacques et Paule, à quitter la Chine où le père enseigne dans une université à Shanghai, pour revenir s’occuper de leurs enfants.

Avec impatience et curiosité, les deux enfants attendent leurs parents et le petit frère qu’ils ne connaissent pas sur le quai de la gare. En se jetant sur leur mère pour l’embrasser, ils se font violemment repousser par cette dernière qui souhaite descendre tranquillement du train. Leur nouveau petit frère, Marcel, leur adresse un salut presque froid. Seul leur père les embrasse.

Avis:

Voici un classique que m’a permis de découvrir Le Petit Rat des Books.

Si au départ j’ai pris peur, tournant les pages en me demandant comment je pouvais me plonger dans une écriture aussi vieillotte pleine d’herbes des champs à la Marcel Pagnol, j’ai peu à peu compris que cette écriture allait devenir le meilleur atout du livre.

L’auteur décris son effroyable enfance sous couvert d’une exaltante ironie. Son cynisme est effrayant car il ne vient pas d’un adulte désabusé mais d’un enfant maltraité et vaillant.
Surnommé Brasse- Bouillon, Jean, second enfant d’une famille de trois petits, vis au départ une existence douce mais un peu monotone dans les jupons de sa grand mère. Ses parents, voyageurs, sont grandement attendus lorsque la vieille dame décède mais les frères, loin de trouver un couple d’aventuriers, héritent d’un père soumis et couard et d’une marâtre affreuse.

Dans le style des Malheurs de Sophie, les altercations et les coups bas s’enchainent entre ces enfants qui rêvent d’une mère et cette mère qui rêve de ne pas avoir d’enfants.Les supplices vécus par Jean son mordants et font parfois froid dans le dos car les bambins, poussés par la violence de leur mère, ne deviennent plus que des âmes réclamant vengeance. Le tout baigne dans une atmosphère de révolution sociale et industrielle où le père et la mère s’accrochent à des privilèges désuets qui les rendent encore plus risibles et effrayants.

J’ai adoré l’évolution émotionnelle et psychologique du personnage principal. Il prend racine en petite enfance et finit en adolescence.

Ma note 7/10

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Rob Colton (4 ouvrages)/ Boy’s love

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Attention mesdames et messieurs aujourd’hui nous allons aborder une lecture que je pratique de temps en temps  *roulement de tambour*: le Boy’s love!

Je vous présente mes dernières « satisfactions » en date. J’ai en effet de plus en plus de mal avec certains ouvrages du type où l’auteur, pour que la lectrice (ou les rares lecteurs), puisse s’identifier au héros, donne un caractère hyper efféminée ou trop culcul à un des personnages.

C’est pour cela que je vous présente aujourd’hui quatre lectures de l’auteur Rob Colton. Monsieur est romancier, vit avec son chéri et ses deux chiens mais surtout il est un homme et ça se sent dans la lecture (chouette). Vous pouvez jeter un œil à son site où il publie de temps en temps des histoire gratuitement.

(J’ai tellement aimé ces histoires que j’ai décidé de faire un clin d’œil à ces dernières dans mon propre ouvrage.)

Je vous conseille de ne pas vous fier aux couvertures en revanche. Je ne sais pas pourquoi, pour 6 de ses ouvrages il a tenu à illustrer de façon peu encourageante ses récits (c’est d’ailleurs une des mises en garde les plus nombreuses que j’ai pu trouver sur Amazon: « ne vous fiez pas à la couverture »)

Le Vampire et l’agneau

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Format: Kindle

Genre: Boy’s love

Catégorie: Young Adulte/ Adulte

Pages: 71

Prix: 3.49 €

Résumé: Jamie Anderson sait qu’il faut regarder avant de sauter, mais quand il l’oublie, ce sont les ennuis qui l’attendent à l’atterrissage. Lorsque son frère, la seule famille qui lui reste, disparaît, il ne réfléchit pas à deux fois avant de démissionner et de partir à sa recherche en République tchèque.

Sauvé par le mystérieux et séduisant Tomas dans une petite ville sur la frontière allemande, Jamie lui demande de l’aider à retrouver Rudy. Bien vite, Jamie se rend compte que son nouveau compagnon en sait plus qu’il ne le dit.

Il ne s’attendait pas à ce que leur recherche les mène en plein milieu d’une guerre des gangs vampirique.

Avis: Sous ce titre quelque peu naïf, Rob Colton nous offre une histoire courte parfaite pour une mise en bouche dans le milieu du Boy’s love. Les personnages sont attachants, masculins, réalistes mais avec chacun une vraie personnalité forgée par une enfance et une vie mouvementé. Moi qui suis friande d’Urban Fantasy, j’ai été particulièrement séduite par l’univers vampirique. Le personnage principal se retrouve au milieu d’un conflit qui le dépasse mais où il va devoir faire un choix. On est loin des clichés d’une équipe A contre une équipe B digne d’un terrain de baseball. Ici, Jamie doit apprendre à démêler une boule de noeud politique et fantastique.

Note spéciale à Tomas que je trouve très craquant et tout à fait réaliste (pour un vampire ha ha). Le couple est adorable car il est en confrontation réelle et non en contemplation.

La trilogie des Vegan (les voilà nos couvertures)

Format: Kindle

Genre: Boy’s love

Catégorie: Young Adulte/ Adulte

Pages: entre 200 et 300

Prix: entre 3.51 et 3.62 €

Résumé: (résumé du tome 1…) Travaillant seul dans un spatioport, Devin McSmith accueille Bastian Drago, un étranger exotique d’apparence bestiale de la planète Dega, et commence une aventure qui le mènera jusqu’aux étoiles et au-delà.

Devin et Bastian apprennent à se connaître l’un l’autre et leur relation évolue rapidement. Alors qu’ils commencent à tomber amoureux, Bastian disparaît sans laisser de trace.

(Résumé du tome 2…) L’aventure se poursuit dans ce livre bourré d’action qui suit L’Expérience Degan !

Le Docteur Aaron Adler reçoit l’ordre de prendre part à une mission de sauvetage vers une colonie de chercheurs située sur une planète inhabitée à la frontière extérieure. Il doit immédiatement se présenter à bord de l’U.S.C Cassini, qui emmènera Aaron, deux autres scientifiques et une unité de Marines de l’Union vers la colonie. Une fois là-bas, ils devront évaluer la situation et récupérer toutes sortes de données ou de spécimens.

Autrefois scientifique au sein de la Marine de l’Union, Aaron a été déshonoré après être passé en cour martiale pour refus d’obéir aux ordres. Le fait de poser le pied sur le Cassini ramène de vieux souvenirs qu’il aurait préféré oublier. Rejeté par l’équipage, Aaron trouve du réconfort dans les bras et le lit du caporal de la Marine Kane Robertson.

Une fois arrivé à la colonie, il devient vite évident que tout n’est pas comme ce devrait l’être.

(Résumé du tome 3…) L’aventure continue dans cette suite bourrée d’action qui suit L’Expérience Degan et Mission Cassini !

Peri McSmith est à bord de l’USC Cassini, en route pour la planète Degan. Un examen médical de routine révèle un lien surprenant, mais pourtant totalement impossible entre Peri et la dernière mission du Cassini.

Beshel Drago, l’Inspecteur en Chef pour la Fédération Degan cherche des pistes sur les scientifiques corrompus, effectuant des expériences génétiques illégales, utilisant des citoyens Degans. Il arrive encore dans une impasse – jusqu’à ce que le parent humain d’un embryon sauvé soit identifié.

Avis:

Pourtant loin d’être une férue de SF et encore moins de ces résumés hautement clichés, j’ai tout de même cliqué et lu les trois tomes (ne me demandez pas comment j’en suis arrivée là, je ne saurais le dire).

J’étais très loin d’imaginer que Rob Colton s’amuserait à nous offrir du Furry et des choses encore plus impossibles à trouver dans la plupart de Boy’s love mais il l’a fait.

La surprise était donc au rendez-vous mais aussi l’excitation de la lecture poussée par l’action et la tension dramatique entre les personnages. Je n’ai personnellement pas réellement accroché au premier couple de cette trilogie en revanche le second mais surtout le troisième sont à croquer. Rob se fait plaisir en y mettant des Uke tout à fait sympathiques mais avec une très forte personnalité et des Seme tout à fait possessifs mais adorables. Aussi je ne conseillerais pas cet ouvrage aux personnes qui ne sont pas adeptes de romances masculines fortes ou qui débutent mais aux habitués qui chercher à renouveler leur lecture.

Sur ce…A la prochaine ^_^

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Autopsie, tome 1 : Whitechapel / Kerri Maniscalco

Format: Papier édition Milan

Genre: Polar historique

Catégorie: Jeunesse

Pages: 350

Prix: 15.90 €

Résumé: 1888, quartier Est de Londres. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants et horribles touchent les femmes de petite vertu de Whitechapel. Une jeune femme, de bonne famille, en avance sur son temps, enquête au côté de son oncle, médecin légiste.

Avis: Audrey Rose est ce qu’on appelle une héroïne féministe et rafraichissante! La demoiselle coud les cadavres aussi bien que les napperons.

L’auteur nous livre ici une femme qui tente de s’affranchir de la société patriarcale du XIXe siècle sans pour autant la renverser. Elle désire simplement  vivre sa vie sans plonger égoïstement sa famille dans la honte que pourrait apporter son attitude peu soumise.Pour elle, l’étiquette est une chose, les bals sont intéressants, les thés apaisants, mais c’est l’étude du corps humain et l’aventure qui la font palpiter.

Son duo avec Thomas, un apprenti légiste au caractère plus que pompeux et belliqueux est  piquant… Mais aussi saupoudré de romance, évidemment. N’étant pas souvent friande des duo amoureux, je dois pourtant admettre que celui-ci forme un tandem irrésistible qui donne un très bon rythme à leur enquête.

Chez Thomas cependant quelque chose m’a perturbé. Je ne sais pas si c’est un bien ou un mal. Je m’explique. Si Audrey Rose a une personnalité bien à elle Thomas lui semble assez bipolaire. La raison est toute simple: l’auteur s’est clairement inspiré de Sherlock Holmes pour ce personnage. Et même si j’adore le héros de Sir Arthur Conan Doyle, je dois dire que parfois l’inspiration est proche du calque et j’avais l’impression de voir plutôt un Sherlock étudiant qu’un Thomas.

Concernant l’enquête, vous devinez sans peine qu’il s’agit de Jack l’Éventreur.
Pour elle j’ai eu une petite déception qui a sans doute entachée ma lecture: l’évidence. Je ne pense pas me tromper en disant que l’auteur a voulu tellement donner d’indices que l’on devine dès le départ qui est le meurtrier et qu’on  en attend simplement la confirmation dans les derniers chapitres. Mais heureusement le déroulement de l’aventure est tel qu’on croque l’histoire à pleine dents.

Note spéciale pour les détails historiques parfois bancals mais jamais faux ainsi que les explications scientifiques. Le XIXe revient à la vie ❤

Ma Note : 8/10

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Le Roman de l’an mil, Ramon Basagana  (Club de lecture MS)

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Résumé: An de grâce 985. Par un hiver glacial, deux enfants échappent de peu à la mort. Leur père, grand savant et médecin personnel du calife de Cordoue, gît assassiné aux côtés de sa femme, sur le sol d’une auberge. Recueillis par un moine puis cachés dans une ferme, Alcym et Rébecca grandissent, se découvrent qui un don pour la magie, qui une passion pour la médecine. Forcés de fuir, leurs pérégrinations les conduiront jusqu’à Rome ou Bagdad, à la croisée des civilisations, où ils découvriront, peut-être, le secret de leurs origines…

Format: Papier édition Pocket

Prix: prêt

Avis: Un livre dont la quatrième de couverture promet un peu trop…

On aurait du se douter que quelque chose n’irait pas lorsqu’on voit la grande épopée annoncée pour 300 pages à peine écrites en gros caractères…

La première chose qui m’a manqué dans ce livre est la sensation d’avoir un vrai fil conducteur. L’histoire se présente comme un enchainement de désastres et de solutions entre Rebecca et Alcym sans un dilemme central réel. Les dîtes solutions d’ailleurs arrivent de manière souvent un peu trop miraculeuse. Je crois n’avoir jamais rencontré des héros aussi malchanceux et chanceux à la fois!

De plus entre ces jumeaux quelque chose ne colle pas. L’auteur insiste sur la relation presque fusionnelle qui les lie sauf que Rebecca fait cavalière seule et Alcym se moque presque du cas de sa sœur. Plutôt étonnant donc surtout quand on sait que Rebecca à la désagréable tendance à foncer (de façon si grossière qu’on voit clairement ici que ses réactions sont plus dues à un besoin scénaristique qu’autre chose). Alcym ne devrait-il pas s’inquiéter pour sa sœur? Non… Il préfère soigner des étrangers…

Le second problème de ce livre est l’écriture.
C’est un roman simple. On ne peut pas dire qu’il réserve de longues heures au coin du feu. Je ne pleure pas sur sa petitesse mais la cause de cette dernière: une écriture coupée et saccadée. Les chapitres sont trop courts et les personnages sautent d’une action à l’autre sans transition. Je ne peux même pas parler de certains passages du livre sans spoiler tant tout est trop rapide et facile. Tout défile plutôt comme dans un brouillon que comme dans un roman achevé.

Cet état d’âme s’applique aussi au monde des deux jumeaux. D’un coté nous avons la magie et le mysticisme digne d’un conte de Grimm avec Rébecca. D’un autre nous avons le savoir et la philosophie avec Alcym. La confrontation et la cohabitation des deux mondes aurait pu être très intéressante mais cela arrive comme ça, sans pousser le bouchon. Rébecca voit une sorcière faire des formules pour la première fois de sa vie et s’en moque

Tout ceci est perturbant mais pour moi ce fut surtout frustrant. En effet Ramon Basagana nous propose une histoire qui, si elle avait été correctement développée et peaufinée, aurait pu faire de l’ombre à Ken Follet!

En conclusion je dirais que ce livre m’a laissé sur ma fin alors qu’il aurait pu me faire voyager…

Ma note : 4/10

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